Review EMG Noveske N4 GEN4 space invader 8.5″

il y a 2 mois 57

 

 

1er octobre 2022.

 

Au début de l’été nous avons pu assister à l’ouverture d’une nouvelle boutique en ligne appelée « Evike Europe » en partenariat avec Evike USA. Si le nom d’Evike évoque certainement quelque chose à la plupart des airsofteur (c’est le premier vendeur/distributeur aux USA…), il était assez difficile, voir carrément impossible de commander chez eux depuis quelques années déjà. L’idée derrière Evike Europe est donc de nous donner accès à tout le catalogue Evike (mais pas que…) et de nous livrer ça en France. Des entrepôts en France ont été mis à disposition d’Evike Europe par Cybergun et d’autres produits sont directement envoyés des USA sans surcoût pour le consommateur.  C’était l’occasion rêvée pour faire une review d’un produit estampillé NOVESKE étant donné que la licence est détenue par EMG : Evike Manufacturing Group.  Merci donc à toute l’équipe d’Evike Europe qui m’a fait confiance en m’envoyant ce Space Invader dans le camouflage de mon choix.

Je vous propose de me suivre dans cette autopsie de la réplique du NOVESKE N4 GEN 4 Space Invader 8.5″, fruit de la collaboration entre Noveske, EMG et APS.

 

Je vous laisse voir ou revoir la vidéo de présentation :

 

 

Cela va peut-être vous paraitre surprenant mais le Space Invader est une arme réelle proposée par la firme américaine NOVESKE.

 

La réplique est livrée dans une boite cartonnée assez discrète. Le logo Noveske y est apposé.

 

A l’intérieur tout est bien protégé par de la mousse compacte.

 

On y trouve :

-La réplique. Constituée en majorité d’alliage et de plastique, elle mesure entre 550 et 690 mm et pèse 2200 grammes.

-Un chargeur à molette pouvant contenir jusqu’à 210 billes (BBs).

-Les organes de visée.

-Une tige de nettoyage.

-Un anneau attache sangle type quick detach (QD).

-Un patch.

-Le manuel d’utilisation.

-Une carte EMG.

-Une carte de programmation.

 

EMG aime bien mettre une carte de visite avec les répliques. Cela récapitule les licences et au verso un QR code permet d’accéder directement à leur site internet.

 

La carte de programmation récapitule les différents modes de tir possibles et explique la procédure à appliquer pour régler l’électronique embarquée. Les réglages possibles sont testés dans la vidéo de présentation disponible en début d’article.

 

Le patch Space Invader est très sympa.

 

 

Nous sommes bien en présence d’une réplique du N4 GEN 4 space Invader Noveske en version 9mm. Si le design général et les contrôles sont dérivés d’un AR-15, ce modèle propose d’origine de tirer du 9mm parabellum.

La prise en main est bonne et si vous avez déjà manipulé une réplique d’AR-15 (M4-M16-HK416 etc.) vous ne serez pas dépaysé.

J’ai choisi le modèle camouflé en Kryptek Obscura Nox, il se marie bien avec un environnement forestier tout en restant discret en CQB.

Le corps de la réplique ainsi que le garde-main sont en métal alors que la poignée pistolet et la crosse sont en plastique.

La crosse est bien entendu réglable, j’y reviendrai plus tard.

 

Licence oblige, les marquages Noveske constellent cette réplique. Le logo de la marque est présent sur le côté gauche du receveur inférieur.

 

Et du côté droit ils ont été marqués au laser. Je note avec intérêt que c’est le calibre de l’arme répliquée qui a été gravé, et non pas un « 6mmBB ».

 

Les marquages du sélecteur de tir 3 positions semblent également avoir été gravés. Les crans sont relativement fermes.

Le sélecteur est ambidextre. On constate que le côté droit est un peu plus court que le côté gauche, si vous préférez inverser c’est possible.

 

D’autres marquages sont situés sur le garde-main.

 

Le logo M-lock figure également sur cette pièce.

 

Les marquages airsoft sont situés sous le pontet. C’est agréable car cela ne vient pas « polluer » le look de la réplique.

 

La plaque du compartiment moteur est elle marquée « EPG alpha » car c’est le pistol grip EMG Alpha (logique ^^).

 

Un logo EMG est présent sur la plaque de couche.

 

Je vous le disais plus haut, la crosse est en plastique. Elle est constituée d’un bloc compact qui fait office de compartiment à batterie et d’une plaque de couche montée sur deux tiges en métal.

Un emplacement de chaque côté permet d’y fixer l’anneau de sangle QD.

 

Une sangle en Velcro est située sur la plaque de couche. On il s’agit d’un pistol brace destiné à fixer la réplique sur son avant-bras pour tirer à une main.

Cependant, la partie de la plaque de couche qui se sépare en deux pour envelopper l’avant-bras est trop rigide, c’est donc à but simplement esthétique.

 

Le bouton de verrouillage de la crosse est en plastique de couleur bronze.

 

Outre sa position rentrée, la crosse dispose de trois réglages de longueur.

 

Reculer la crosse permet de découvrir le capuchon du compartiment à batterie et sa goupille de verrouillage.

 

La réplique est câblée en T-Dean large. Le compartiment est assez exigu.

 

Revenons sur le grip EMG Alpha. La poignée est confortable. Elle est plutôt lisse sur les côtés et des stries sont présentes à l’avant et à l’arrière.

 

Le pontet fait partie intégrante du receveur inférieur. Il est très large, permettant sans problème de tirer avec des gants épais. La queue de détente est un modèle classique.

 

Un levier permet de déverrouiller le chargeur que l’on soit droitier ou gaucher.

 

Sur le côté gauche de la réplique, on retrouve un bouton d’éjection de chargeur ainsi qu’un arrêtoir de culasse.

 

Et sur le côté gauche, un arrêtoir de culasse. ATTENTION : pour bloquer la fausse culasse en arrière, il faut appuyer sur la bas de la palette une fois que l’on a tiré le levier d’armement vers l’arrière, ce n’est pas automatique.

 

Le levier d’armement est un modèle « squelette ». Notez le logo Noveske sur le rail supérieur.

 

Voici la fausse culasse. Elle n’est pas protégée par un cache-poussière.

 

Lorsqu’on tire le levier d’armement, on peut accéder au système d’ajustement du hop-up. Il s’agit d’un bon vieux système Marui mais attention, nous verrons plus tard que le bloc est spécifique.

 

Ici, une vue du levier « super badass airborne charging handle » dans son ensemble. On dirait que Noveske aime bien marquer son territoire, je trouve ça sympathique.

 

Ici j’ai donc bloqué la fausse culasse vers l’arrière en utilisant les pièces prévues à cet effet. Dommage qu’il ne se bloque pas automatiquement (du moins sur mon exemplaire).

 

Cerise sur le gâteau, il y a même un logo Noveske sur les goupilles.

 

Une vue sur le puits de chargeur. On peut déjà voir que le bloc hop-up n’est pas un modèle standard.

 

Le court garde-main est équipé de ports M-lock sur les côtés et de rails Picatinny sur le dessus et le dessous.

 

Le receveur supérieur est également équipé d’un rail Picatinny. Il est donc possible de bien accessoiriser ce Space Invader !

 

Le compensateur ressemble à celui d’un MP5 . Il est équipé d’un protège-filetage. Vous pourrez adapter les traceurs/modérateurs taraudés en 14mm antihoraire (CCW).

 

Sa couleur jure un peu avec le reste de la réplique mais ce n’est pas insoutenable.

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Le Space Invader est livré avec des organes de visée rabattables (flip-ups).

Ils sont en métal.

Le guidon dispose d’un cran réglable en hauteur à l’aide d’une petite molette.

 

La hausse dispose de deux œilletons de tailles différentes. Elle est ajustable en dérive à l’aide d’une molette latérale.

 

La visé est rapide et intuitive.

 

 

 

Le chargeur fourni est un hi-cap de 210 billes. Il est également camouflé et un gros logo Noveske y prend place.

Il existe des chargeurs de 48 coups.

 

Une petite trappe permet d’insérer les billes.

 

Il faut ensuite moleter cette roue crantée pour tendre le mécanisme interne qui fera remonter les billes. Il faut moleter assez souvent.

 

 

Voyons ce que le Space Invader nous cache !

Pour séparer le corps en deux, ôtons la goupille avant à l’aide d’un chasse-goupille et d’un marteau.

 

On peut ensuite retirer l’ensemble canon interne/hop-up.

 

Les aficionados de l’upgrade seront déçus : il s’agit d’un modèle spécifique. Exit donc les blocs type MAXX et consort…

Le bloc est en métal, il semble de bonne facture même si j’aurais préféré une molette radiale.

 

Le canon externe se voit équiper de deux joints toriques dédiés au calage du canon interne dans le canon externe pour éviter tout mouvement parasite.

 

Comme bien souvent, il y a beaucoup trop de gras au niveau du joint et j’en ai même retrouvé à l’intérieur. Dégraissez bien tout cela pour avoir un effet hop-up maximal.

 

Surprise, le canon est en acier !

 

Je voulais vous montrer ici les endroits qui ont été lubrifiés (fenêtre du canon, intérieur du joint) mais qu’il ne faut SURTOUT PAS graisser…

 

Miam miam, le bourrelet est bien brillant de gras !

 

Et voici l’ensemble une fois désassemblé.

 

Le canon en acier mesure 217mm pour un diamètre de 6.06mm.

 

Ici nous pouvons voir le cylindre percé. Cela permet d’avoir un volume d’air adapté à la taille du canon.

 

Si vous voulez adapter l’énergie de votre réplique en fonction des demandes de vos organisateurs de partie, il est possible de changer le ressort assez rapidement.

Dévissez la vis de maintien du support de crosse.

 

Puis déposez le support.

 

On peut dès lors accéder au guide de ressort quick change (QC).

 

Le guide est équipé d’un roulement à billes.

 

Avant d’aller plus loin, voici le système de verrouillage de la fausse culasse. Comme nous avons pu le voir plus haut (et contrairement à ce que j’explique dans la vidéo), il est activable manuellement.

 

Aller, continuons vers les entrailles de la bête. Déposons le capot de la poignée pistolet pour accéder au moteur.

 

Aucune indication ne figure sur le moteur, difficile de déterminer ses caractéristiques… Il s’agit d’un moteur à axe long.

 

La poignée Alpha est maintenue à la gearbox via deux vis cruciformes (Phillips).

 

Déposons maintenant les palettes du sélecteur de tir. ATTENTION : il y a des petites billes et des ressorts, ne les perdez pas.

 

Passons au bouton d’éjection du chargeur.

 

Et au bolt catch. Il est maintenu en place via une vis. Utilisez un tournevis plat très fin pour l’ôter. NE TAPEZ PAS DESSUS ce n’est pas une goupille.

 

Du côté droit, le bolt catch est également maintenu en place par une vis très fine.

 

Attention au petit ressort.

 

On peut désormais sortir la gearbox du corps de la réplique.

Contrairement à la plupart des gearbox V2, il ne faut chasser que la goupille arrière, pas la goupille située au dessus de la queue de détente.

 

Et voilà un joli puzzle !

 

Attaquons-nous à la gearbox V2 Silver Edge APS. Nous avions déjà été en contact avec cette gearbox lors d’une précédente review.

 

Déposons tout d’abord les engrenages du sélecteur de tir.

 

Ensuite, j’enlève le système de verrouillage de la culasse. ATTENTION au petit ressort (oui, il y a pas mal de petits ressorts ^^).

 

On doit également déposer la partie supérieure du SDU 2.0 afin d’accéder à une vis de la gearbox. Elle est maintenue en place par 4 petites vis et un morceau de bande adhésive.

 

Sympa cette méthode de tropicalisation, j’ai la même dans ma salle de bain !

 

Ici nous pouvons voir le contacteur de queue de détente.

 

Avant d’ouvrir la gearbox il faut encore déposer la fausse culasse.

 

On dépose les vis du tour de boite…

 

…tadaaa ! Comme j’ai ôté le ressort de puissance et le guide de ressort, rien n’a giclé à part la queue de détente et son petit ressort tout dur.

 

Le calage était correct. Les engrenages sont montés sur les roulements de 8mm. La lubrification est abondante. Nous pouvons remarques une petite ouverture carrée au niveau de l’emplacement du sector gear. Elle sert à laisser passer le capteur magnétique de cycle.

 

La partie pneumatique était bien étanche. Le piston en polymère est équipé d’une crémaillère en acier pourvue de 14 dents dont la dernière est légèrement plus courte.

La tête de piston est également en polymère. Elle est équipée d’évents qui permettent de plaquer le joint torique sur les parois du cylindre lors du lâcher de piston.

 

Le cylindre en métal est percé. La tête de cylindre est en polymère et est équipée d’un petit tube en métal sur lequel le nozzle, lui aussi en métal, vient coulisser.

 

Le nozzle dispose d’un joint torique interne. Il mesure environ 21.36mm.

 

Le tappet plate semble être un modèle classique. Il est en plastique.

 

Les engrenages sont en acier frité. Le sector gear est équipé d’un retardateur (delayer) en plastique et d’un aimant, attention donc si vous voulez le remplacer.

 

La queue de détente est spécifique. Un court ressort très raide permet son retour en position repos.

 

Après un bon nettoyage et une lubrification adaptée, remontez tout ça !

 

 

Il n’y a pas d’éclaté dans le manuel.

 

 

-AceTech AC6000BT.

-Batterie LiPo 11.1V 900mAh.

-billesbio 0.20g Xtreme Precision et 0.25g bio ASG Open Blaster.

 

Avec 335 FPS en moyenne en sortie de boite, le Space Invader est bon pour presque tous les terrains français. Avec 16 billes par seconde envoyées sur les copains, on a bien assez de puissance de feu pour faire baisser les têtes.

La réactivité est assez bonne grâce au contacteur de queue de détente et les différents paramètres programmables permettent d’adapter la réplique à votre style de jeu.

Le hop-up n’était pas terrible en sortie de boite. S’il avait l’air de bien lever les billes, ces dernières n’avaient pas une trajectoire très régulière , la faute à un joint pollué par du lubrifiant. Malgré tout j’ai pu toucher une cible située à près de 50 mètres.

Pour voir ce que ça donne, je vous propose de visionner le passage dédié aux tests de tirs de ma vidéo de présentation (à partir de 17 minutes).

 

 

Avec ce Space Invader fabriqué par APS, EMG nous propose une belle gamme de répliques Noveske N4 GEN 4 pour un prix moyen de 250€ (tout dépend du camouflage).

La gearbox Silver Edge semble solide et est équipée du SDU 2.0 permettant de profiter d’un contacteur de queue de détente électronique ainsi que de différentes options de tir.

Attention cependant, si vous choisissez un modèle camouflé, le water transfert supporte mal les chocs.

Le bloc hop-up est spécifique et l’ensemble est un peu trop lubrifié en sortie de boite. Heureusement le calage et l’étanchéité ne devrait pas poser problème.

L’un dans l’autre, on dispose d’une bonne base pour s’amuser et le look du Space Invader change un peu des sempiternels AR-15 qui peuplent nos terrains.

J’espère que cet article vous permettra d’y voir un peu plus clair et vous aidera à déterminer si cette réplique peut figurer dans votre liste d’envies.

N’hésitez pas à nous faire part de vos aventures avec cette réplique dans l’espace commentaire en bas de page.

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-Réplique du Noveske Space Invader.

-Les différentes finitions proposées.

-L’interne a l’air solide.

-Electronique embarquée.

 

 

-Le water transfert marque vite.

-Bloc hop-up spécifique.

-Trop lubrifié d’origine (y compris le hop-up).

 

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