
Prix constaté lors de sa sortie : 599€ -Ammobox 89€.
23 janvier 2026.
Initialement prévue pour l’été 2024, la sortie de la SSR249 a été repoussée après qu’un exemplaire de pré-série fourni à un créateur de contenu ait eu un problème de blocage de l’interrupteur de détente.
Soucieux de proposer un produit le plus fiable possible, l’équipe de Novritsch et le fabricant de la réplique ont alors effectué des modifications suivies d’autres tests avant de finalement proposer cette mitrailleuse électrique à la vente. Comme à l’accoutumée, il s’agit d’une réplique fabriquée en Asie ayant été modifiée en fonction du cahier des charges Novritsch.
Voyons donc ce qui se cache dans les entrailles de cette SSR249 et si cela justifie son tarif.
Je vous propose de voir ou revoir la vidéo de présentation :

Il s’agit d’une réplique inspirée de la Minimi Para FN Herstal.

La réplique est livrée dans une boite en carton ornée d’une photo de la réplique.

Une imposante coque en mousse protège la réplique et ses accessoires.

Son contenu est le suivant :
-La SSR249. Composée majoritairement d’acier et d’aluminium, elle mesure entre 785 et 975mm pour une masse (à vide et chargée) de 5800 à 7000g.
-La crosse type para.
-Une ammobox pouvant contenir jusqu’à 2000 billes (BB).
-Une tige de nettoyage et de débourrage.
-Un outil d’ajustement du guidon.
-Un flyer menant vers la Novritsch academy.
-Un guide d’assemblage de la crosse.


Avant toute chose, il va falloir assemble la crosse para.
Une goupille et une vis vont assurer le bon maintien de la pièce.

Notons au passage la présence d’un guide de ressort type quick change (QC) très pratique pour modifier rapidement l’énergie de votre réplique.

Une fois fixée, la crosse a un jeu très limité.

Et voilà notre SSR249. Elle est lourde et massive ! En cause ? Le corps est en acier embouti. Il faudra être motivé pour se trimballer les 7 kilos de cette lmg.
Le canon externe et le garde-main sont en aluminium.

La crosse peut être rentrée pour gagner un peu d’espace de stockage. On peut opérer la réplique crosse rentrée si besoin.

Le corps a beau être en acier, les tiges de crosse sont en polymère renforcé ! Etonnant mais ça fonctionne.

Pour la déployer, on tire fermement vers l’arrière, puis on tourne et on relâche.

Une extension se déplie pour faciliter l’épaulement de la réplique. Cela constitue un point d’appui bienvenu pour stabiliser son tir.

Un anneau situé sur le support de crosse permet de fixer une sangle.

Le corps reçoit des marquages Novritsch qui gâchent un peu l’immersion mais je comprends qu’une marque veuille faire figurer son logo sur ses produits…
Le numéro de série est également gravé sous le logo.

La plaque de protection reçoit des marquages plus « RS ».

La poigné pistolet type « SAW » est en polymère renforcé. Elle est confortable.

Un ressort maintient le capot de la poignée fermé.

Le cran de sûreté est situé au dessus de la poignée pistolet. Ici en position sûreté.

Et là en position tir. Habituellement, il y a un petit anneau rouge qui n’est pas présent ici.
Notez que cette SSR249 ne tire qu’en rafale.

Le pontet est assez large pour permettre le tir avec des gants. La queue de détente est assez massive.

Le levier de chargement est factice mais peut être tiré en arrière si vous aimez bien manipuler vos répliques.

Le capot supérieur comporte un rail Picatinny.

Il est maintenu fermé par deux boutons latéraux.

Pour le déverrouiller, appuyez simultanément sur les deux boutons.

Cela découvre la grosse gearbox et donne accès au bloc hop-up et sa molette d’ajustement.

Ci-dessous, le bouton de verrouillage du guide de ressort. Actionnez-le pour expulser le guide et le ressort. ATTENTION, maintenez le guide pour éviter qu’il s’envole !

Des repères numérotés permettent un ajustement rapide.

L’alimentation en billes est assuré via une ammobox. Un bloc vient se verrouiller sur la réplique.

Il est possible d’ajouter une bande de fausses munitions que l’on placera entre le capot et l’ammobox.

Le verrouillage de l’ammobox est assuré par un montage en queue d’aronde.

Il est également possible d’alimenter la réplique avec des chargeurs d’AEG.

Cette manette permet de déverrouiller le canon externe, j’y reviendrai plus bas.

Le massif garde-main est équipé de ports MLOK sur les côtés et le dessus.
La partie inférieure est munie d’un rail Picatinny.

Un double anneau de sangle en acier prend place à l’avant de la réplique.

Le faux emprunt des gaz.

Le canon externe se termine par un compensateur en alliage très léger monté sur un filetage au pas de 14mm antihoraire (CCW). ATTENTION : une petite vis d’arrêt (grub screw) le maintient en place.


Le guidon est constitué d’un bloc comportant un anneau et un cran ajustable en hauteur. Le bloc étant monté sur queue d’aronde, il est peut-être possible d’ajuster la dérive également, je n’ai pas testé.

La hausse est ajustable en hauteur et en dérive. Des graduations sont présentes à l’arrière.

Les molettes sont situées à gauche de la hausse.

Deux roues graduées permettent d’ajuster la distance de tir sur la vraie arme.

La visée est claire et intuitive mais nous profiterons du rail pour installer un optique.


L’ammobox fournie est un modèle qui est normalement plus fiable que les ammobox habituelles types A&K.
Elle peut contenir 2000 billes (BB).
Le plastique est recouvert de tissus.

Deux modes d’alimentation sont possibles : continu et contrôlé par le son de la réplique (sound control).
Le microphone est situé sur le bloc d’alimentation en billes.
ATTENTION : si vous tirez trop sur les tubes d’alimentation lors de l’installation, il se peut que le micro se déconnecte. Allez-y doucement !

Le loquet de verrouillage est en polymère renforcé.

Le remplissage s’effectue après avoir ouvert une large trappe.

Afin d’accéder au compartiment à pile et à l’interrupteur de contrôle, ouvrez la fermeture éclair et écartez le tissus.
Les positions sont AUTO-OFF-SOUND CONTROL.
A l’intérieur de la garniture en tissus se trouve une longue clé Allen permettant de dévisser le garde-main pour y installer la batterie.

Une batterie 9 volts est nécessaire à l’alimentation de l’ammobox.

La tirette de la fermeture éclair peut être clipsée.


Commençons par jeter un œil au changement rapide du ressort. On actionne le loquet sur le dessus de la gearbox, on retient le guide et il peut sortir.

Il est bien entendu spécifique et comporte une butée à billes (thrust bearing).

Otons l’ensemble canon externe/interne/hop-up en actionnant la palette de verrouillage.

Le canon externe est en aluminium usiné par CNC. Le profil de la pièce d’accroche a été modifié et une pièce en acier prend place à l’arrière du canon.

Nous pouvons désormais retirer le canon interne. Deux petits joints toriques servent de barrel spacers pour caler le canon interne dans le canon externe.

Un ressort permet d’appliquer une tension entre le bloc hop-up et la gearbox.

Le bloc hop-up est en aluminium usiné par CNC puis anodisé. Sa mollette est bien ferme et comporte des graduations.

Le joint d’origine est un Maple Leaf Super Macaron 60°.

Le nub d’appui est un modèle assez large dont la face d’appui est convexe là où le nub Maple Leaf Omega est concave. De fait, il épouse moins bien la forme du joint et de son bourrelet.

Outre le bloc hop-up, la pièce de centrage du canon a été refaite. Elle est plus large et est en laiton.

Le canon est également en laiton. Il mesure 350 mm pour un diamètre interne de 6.04 mm.

Comme je vous le disais plus haut, une grosse pièce en acier se situe à la base du canon externe.

Cela fait pas mal d’acier sur cette SSR249 et ça se ressent au niveau du poids !

L’installation de la batterie nécessite le démontage de la partie inférieure du garde-main.
Défaites une vis de chaque côté et une vis en dessous.

Puis faites glisser la pièce vers le bas.

L’espace est assez important pour y glisser une grosse batterie.

De base, la réplique est câblée en DEAST large avec une prise AMASS

Voici un exemple de batterie. Celle-ci m’a été fournie en même temps que la réplique.

Pour ôter le bloc poignée/détente, chassez cette grosse goupille.

Ici nous voyons le bloc de plastique qui a été ajouté pour rigidifier la fixation de la poignée.

Le profil de la lamelle du contacteur a été modifié pour éviter un éventuel blocage menant à un tir en continu.

Pour déposer la gearbox, il faut ôter des vis latérales.

J’ai également enlevé le guide du levier de chargement et la poignée elle-même.

Il y a un méplat à ce niveau là pour stopper la tige correctement.

Puis déposez la vis située à l’avant et faites sortir le levier.

Ensuite on peut retirer la gearbox.

La gearbox en alliage moulé est identique à ce que l’on peut trouver sur la plupart des mitrailleuses électriques type A&K.

Ci-dessous, je vous montre comment attacher les câbles une fois tout cela assemblé.

Le cylindre comporte un marquage Novritsch.

12 vis maintiennent la gearbox fermée.

Certaines vis maintiennent le contacteur de queue de détente.

Les engrenages prennent place sur des roulements de 8mm. Le calage d’origine était plutôt bon. J’ai simplement ajouté une rondelle (shim) sur le sector gear.

La ssr249 est équipée d’un train d’engrenages 16:1 en acier usiné par CNC. La lubrification est effectuée avec une graisse un peu trop fluide mais je n’ai pas constaté trop de projections dans la gearbox.

Le moteur à axe court est un modèle hi-torque 24k. Aucune idée de la valeur du TPA mais au vu de la vitesse du moteur, il est possible qu’elle soit assez importante…

Le ressort du tappet plate est assez dur.

Lorsque j’ai ôté les engrenages, l’un des roulements est resté sur le spur gear…

La plupart des shims semblent être en laiton. Si c’est le cas, c’est bien car cette matière a de très bonnes propriétés de frottement.

Le sector gear est muni d’un retardateur (delayer) en plastique.

La partie pneumatique de mon exemplaire était parfaitement étanche. Le piston en polymère est équipé d’une crémaillère en acier de 14 dents. La tête de piston est également en polymère, elle est vissée par l’avant et est ventilée.

Le cylindre est un modèle sans découpe latérale.

Le tappet plate en plastique est rigide, il supporte un nozzle en aluminium usiné par CNC.

Un joint torique intérieur assure une bonne étanchéité avec le support de nozzle.

Le nozzle mesure 20.99mm sur mon exemplaire, comptez 20mm ^^

La tête de cylindre en polymère reçoit un joint torique et un amortisseur en caoutchouc. Le support de nozzle est en laiton.

Après un bon nettoyage et une lubrification adéquate, on peut tout remonter.

L’angle d’engagement (AoE) est perfectible, surtout pour une réplique qui ne tire qu’en rafales. N’hésitez pas à le modifier à l’aide de cales ou de tampons (sorbo pads).


Il n’y a pas d’éclaté dans la boite mais vous pouvez trouver pas mal de pièces ICI.

-Chronographe AceTech AC6000 BT.
-Batterie LiPo 11.1V 1800mAh.
-Billes 0.20 et 0.28g bio ASG Open Blaster.
J’ai installé un ressort M90 afin d’être aux alentours d’1 joule car j’avais reçu une version calibrée pour jouer en Allemagne (full auto à 0.5 joules). Au final, je suis à 0.95J avec quelques variations. La cadence de tir avec la batterie fournie tourne autour des 20 billes par seconde et on monte à 1 joule de moyenne. Pas mal pour faire baisser les têtes !
La réactivité est bonne et le cycle parait fluide, ça ne fait pas un son à casser les oreilles ! Sur cible, la SSR249 s’en sort bien et je n’ai pas du tout peiné à toucher ma cible à 45 mètres même en tir debout et sans appui.
J’ai pris cette SSR249 sur deux journées de jeu. Je me suis bien amusé et mes camarades n’ont pas vraiment apprécié la pluie de billes mais prenez en compte l’encombrement et la masse de la batterie. J’avais la sangle universelle Novritsch et elle s’est montrée confortable. Je n’ai pas eu de souci d’alimentation en billes en mode sound control. Je dois avouer que la fiabilité des ammobox est toujours un point qui me crispe sur ce genre de répliques…
Je vous laisse revoir ceci en vidéo :

En conclusion, la SSR249 de Novritsch s’inscrit clairement dans la philosophie de la marque : proposer une plateforme prête à jouer, pensée pour le terrain, avec un ensemble de choix techniques cohérents plutôt qu’une simple base à upgrader intégralement dès la sortie de boîte.
Le retard pris lors de sa commercialisation n’a visiblement pas été vain : les ajustements apportés à la poignée et au contacteur de détente montrent une vraie volonté de fiabilisation et l’ensemble respire le sérieux une fois ouverte.
On n’est pas face à une révolution mécanique, mais à une LMG électrique bien maîtrisée, sans mauvaise surprise majeure et qui, d’après moi, corrige quelques petits défauts de ses cousines de chez A&K…
Sur le terrain, la SSR249 fait exactement ce qu’on attend d’elle : arroser efficacement, avec une portée et une régularité très honorables pour une réplique sortie d’origine. Le couple bloc hop-up/canon interne, associé au joint Maple Leaf, offre des performances solides et rassurantes, même sans l’appui dédié. La cadence, la réactivité et le bruit contenu participent à une expérience agréable, surtout pour un rôle de soutien où la constance prime sur la nervosité extrême. À ce niveau-là, difficile de ne pas reconnaître que l’objectif est rempli.
Évidemment, tout n’est pas parfait. Le poids conséquent rappelle vite que l’on manipule une mitrailleuse, pas un fusil d’assaut bodybuildé et l’ammobox à pile reste un compromis qui ne fera jamais totalement l’unanimité. J’espère qu’elle tiendra mieux la route que certaines autres marques…
Quelques points techniques tels que l’angle d’engagement ou l’appui du joint méritent un petit peu de travail pour les plus exigeants mais rien qui sorte de l’ordinaire pour une LMG AEG de ce gabarit. Disons que la SSR249 mérite qu’on la respecte… et qu’on mange des épinards avant la partie ! A ce propos, prévoyez une sangle adaptée, sans vouloir ajouter un placement de produit, la sangle universelle Novritsch s’est montrée pratique et confortable sur le terrain.
Au final, la SSR249 n’est ni la plus légère, ni la plus innovante, ni la plus économique du marché, mais elle propose un ensemble cohérent, robuste et performant, pensé pour jouer sans passer des heures sur l’établi. Elle s’adresse avant tout aux joueurs souhaitant endosser le rôle de soutien avec une réplique crédible, efficace et sérieusement équipée d’origine. Une mitrailleuse qui ne cherche pas à faire rêver sur le papier mais qui, une fois en main, fait très bien comprendre pourquoi on l’a sortie de sa (vaste) housse.
J’espère que cet article vous aura aidé à en savoir un peu plus sur la SSR249 Novritsch et que cela vous permettra de décider si elle mérite de rejoindre votre collection.
N’hésitez pas à nous raconter vos expériences en bas de page ou sur la vidéo Youtube.
Pour me suivre sur les réseaux, soutenir mon travail et bénéficier de réductions, un seul lien : ICI !

-Performances en sortie de boite.
-Changement de ressort rapide.
-Bloc hop-up et maintien du canon amélioré.
-Joint Maple Leaf d’origine.
-Pièces en acier.
-Ajustements sur la poignée et le contacteur de détente.

-Appui du joint de hop-up perfectible.
-Assez lourde à manier.
-Ammobox à pile.
-Espacement entre les rails de capot un peu trop étroit pour certains optiques.
-AoE à vérifier.

il y a 9 heures
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